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Figuig: L’appel des artisans

Daté du 09/01/2015 - Actualité

L’artisanat est la deuxième source de revenus et d’emploi à Figuig. Il emboîte le pas à la culture des dattes considérée comme la principale activité au niveau de cette région. Quant à l'économie de la province, elle repose essentiellement sur l’élevage intensif dû à l'existence de pâturages favorisant ce mode d'activité.

Et c’est l’élevage qui procure la matière première en laine et en poils de chameaux pour confectionner Djellabas, Burnous, tapis et hayeks, vêtements traditionnels et travaux de broderie de qualité exceptionnelle. «Malheureusement c’est un secteur qui souffre de dysfonctionnements et ne bénéficie pas de réelles campagnes de promotion pour booster sa productivité et générer plus de gains pour aider ces artisans qui perpétuent un savoir faire spécifique». C’est ce que viennent de rappeler à L’Économiste plusieurs artisans participants à une exposition commerciale tenue récemment à Oujda.

La province compte plus de 3.500 artisans dont 1.100 femmes spécialisées dans la confection des tissus traditionnels. 820 autres façonnent des articles traditionnels qui sont des spécificités locales. Il s’agit de la vannerie polychrome qui utilise l'alfa (matière première typique à l'Oriental et à ses espaces steppiques) pour produire des couscoussiers (Midouna) et Tbaq (corbeilles plates, souples à rebords courts et évasés pour préparer la semoule du couscous (Taâm ou du Berkoukech-mhamsa). La troisième catégorie d’artisans produit à partir du bois, fer, argile et gypse des ustensiles de cuisine et meubles décoratifs.

Abderrahman Hamdi, initiateur de cette exposition explique qu’il est affligeant que le secteur ne génère pas les bénéfices qu’il est en mesure de réaliser. «Dans plusieurs maisons de Figuig il y a des femmes qui ont transformé leurs foyers en véritables ateliers de confection et ne vivent que de ce qu’elles vendent. Une activité épuisante qui ne leur assure pas les gains qu’elles méritent ». Pis encore plusieurs métiers à base de produits du terroir et qui étaient pratiqués par les hommes ont tendance à disparaitre. «À cause des faibles revenus, j'ai été obligé de changer de métier et de me convertir en maçon alors que je maîtrise la confection de plusieurs articles artisanaux. Faute d’encouragement pour l’artisanat, j’ai quitté ma ville natale pour chercher du travail à Oujda», rapporte avec amertume Driss, un quinquagénaire.

Le complexe de l’artisanat programmé pour la fin 2015 et qui a nécessité 9 millions de dirhams ne peut répondre aux multiples attentes que s’il contribue à mieux commercialiser les produits et insuffler une dynamique productive. La valorisation de ce potentiel est de nature à assurer un épanouissement économique, pouvant créer des débouchés de façon permanente.

Source: L'économiste

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